Définitions & éclairages utiles pour démarrer...
Définitions classées par ordre alphabétique :
- Adultisme : posture d'adultes dominants qui consiste à envisager la relation avec des enfants d’une manière hiérarchique quant à l’importance données aux enfants en raison de leur âge et à la supériorité continue de l’adulte. Il est donc question de vouloir contrôler au maximum l’enfant, considéré comme inférieur et ayant moins de valeurs et de droits que l'adulte, avec rigidité et autoritarisme (en paroles, gestes ou attitudes). L’adultisme peut s'exercer de manière consciente ou inconsciente, continue ou discontinue (épisodes de laxisme également possibles). Il s'accompagne souvent de violences dites éducatives ordinaires (VdEO).
Quelques expressions et idées reçues adultistes typiques et leur éclairage :
---> l'enfant qui 'répond', ne se 'plie' pas, fait preuve d'impertinence...
Ces expressions reflètent souvent le point de vue et ressenti de l'adulte plus qu'elles n’expliquent le comportement factuel de l'enfant. L'enfant étant considéré comme devant se soumettre, toutes les paroles ou actions allant à l'encontre de ce souhait de l'adulte et de son exécution immédiate seront interprétées comme un obstacle, une confrontation voire une rébellion. Une lutte de pouvoir sera alors parfois engagée. Ceci est particulièrement vrai pour les enfants hypersensibles, fort 'éveillés' et/ou n'ayant pas l'habitude d'une éducation autoritariste. Les enfants plus passifs, calmes et/ou craintifs auront plus tendance à se soumettre à ces attitudes. Cela pourrait dès lors donner une fausse impression de compétence, de justice et d''ordre rétabli' aux adultes concernés.
---> L'enfant 'roi/qui fait ce qu'il veut de toi': exemple typique prononcé en général par des adultes qui tiennent eux-mêmes pour acquis leur privilège et place en haut d'une pyramide imagée.
---> L'enfant qui fait des 'caprices': un caprice n'a aucun fondement ni aucune réalité scientifique. C'est simplement le comportement (traverse une difficulté à réguler une émotion par exemple), besoin ou souhait d'un enfant qui n'est pas compris et/ou pas accepté par l'adulte. Il est souvent pertinent de se demander dans quelle mesure nos propres envies d'adultes pourraient être interprétées par d'autres comme des caprices (aux conséquences souvent plus importantes). Ce que l'adulte peut dès lors percevoir comme une demande injustifiée est parfois simplement une tentative maladroite pour l'enfant de s'adapter à une situation trop complexe pour lui ou un souhait de prendre un peu d'autonomie.
- L'adultomorphisme désigne cette posture chez certains adultes, à interpréter les comportements des jeunes enfants comme s'ils étaient des adultes miniatures, donc comme s'ils avaient un cerveau adulte avec des pensées, un raisonnement et des intentions d'adultes. Cette tendance peut s'exercer de manière consciente ou inconsciente.
Exemples :
- un nourrisson serait affublé du trait de manipulateur quand il s'arrête de pleurer à peine pris à bras ;
- un enfant qui sourit après avoir été grondé ne se moque pas et ne fait pas nécessairement preuve d'impertinence.
- Alloparents : individus gravitant de près ou de loin autour des enfants et des parents biologiques pouvant potentiellement* soutenir, soigner et accompagner la famille en lui apportant sécurité et bien-être psychomoteur (ex.: voisin, pédiatre, tante, instituteur, amie, directrice d'école, frère, ...). C'est en sommes ce que beaucoup nomment actuellement le 'village'.
*Nous insistons sur la notion de 'potentiellement' car, malheureusement, les attitudes adultistes et les VDEO liées restent majoritaires1 (statistiques pour la France). Il en ressort donc que les (allo)parents peuvent parfois ressentir de la honte et un jugement en collectivité et/ou au contact d'autres individus. Nos croyances liées à ce rapport vertical (adultiste) que nous avons internalisé face à l'enfant où celui-ci DOIT obéir explique ce poids social. Nous avons été élevés, dans nos sociétés occidentales, avec cette croyance que les adultes sont plus capables que les jeunes, et donc qu'ils ont le droit ou même le devoir de décider pour les enfants sans leur accord. Donc, si cela ne se passe pas ainsi, si l’enfant n’est pas soumis, nous pouvons avoir la sensation de na pas avoir été à la hauteur. A cela s'ajoutent l'influence de nos idéaux exigeants ou autres distorsions cognitives. Même si nous savons pertinemment que nous avons été à la hauteur, sachant que les autres n'en pensent pas de même et qu'il y a chez certains individus une forme plus ou moins importante d'anxiété sociale, nous sommes plus ou moins influencés et/ou sensibles au jugement et regard d'autrui.
- B.A.B.I. : tempérament identifié par le pédiatre Sears qui englobe les bébés (on parle pour les enfant de E.A.B.I.) ayant certains traits définis. Ces bébés (sauf quand des causes somatiques sont à l'origine de ces caractéristiques) s'apaisent en général 2 en grandissant mais resteront malgré tout le plus souvent des EABI, avec une tonicité, un éveil et une sensibilité fortement développée. Toutes choses égales par ailleurs, cela est donc certainement plus complexe et 'sportif' d'éduquer de tels enfants.
- Parentalité durable : Les paramètres économiques (gestion budgétaire, sécurité et situation financière de la famille), sociaux (bien-être, soutien, communication et échange d'information, liens sociaux, ...) et du respect des ressources naturelles sont pris en compte pour tendre vers un épanouissement familial le plus pérenne possible.
- Nous définissons la parentalité éclairée comme un accompagnement des enfants vers l'intégration de comportements individuellement et socialement adéquats (inclus le respect pour l’environnement) afin de vivre leur enfance de manière épanouie en prenant en compte à la fois leurs besoins au regard de leur développement psychomoteur et ceux de leur famille.
Nous sensibilisons donc à un style parental qui va poser un cadre sécurisant et adapté à chaque situation, en reconnaissant l'enfant dans sa globalité physiologique et psychologique (ses capacités, besoins, ...), ses droits et en prenant aussi en compte, et c'est primordial, la situation des (allo)parents.
- La parentalité proximale est une approche (inconsciente car innée chez la majorité des humains) qui a comme objectif de forger un attachement fort et sécurisant entre parent(s) et enfant(s). De nombreuses études ont démontré que répondre aux besoins de connexion de l’enfant était favorable à sa santé physique et mentale. De plus, grâce aux hormones libérées, ces connexions et proximités favorisent aussi le bien-être des parents. Malheureusement dans nos sociétés industrialisées, l'autonomisation du bébé/bambin semble être un but à atteindre au plus tôt, avec, comme corolaire, de nombreuses souffrances et problèmes de santé pour les (allo)parents.
1. A ce propos il semble évident qu'il n'est pas logique d'incriminer les nouvelles formes éducatives aux maux de nos sociétés vu que l'éducation éclairée reste très largement minoritaire.
2. Parmi ces BABI, ils sont nombreux à être diagnostiqués ou à avoir des traits TDAH, TSA ou HPI/E par exemple.
- Adultisme : posture d'adultes dominants qui consiste à envisager la relation avec des enfants d’une manière hiérarchique quant à l’importance données aux enfants en raison de leur âge et à la supériorité continue de l’adulte. Il est donc question de vouloir contrôler au maximum l’enfant, considéré comme inférieur et ayant moins de valeurs et de droits que l'adulte, avec rigidité et autoritarisme (en paroles, gestes ou attitudes). L’adultisme peut s'exercer de manière consciente ou inconsciente, continue ou discontinue (épisodes de laxisme également possibles). Il s'accompagne souvent de violences dites éducatives ordinaires (VdEO).
Quelques expressions et idées reçues adultistes typiques et leur éclairage :
---> l'enfant qui 'répond', ne se 'plie' pas, fait preuve d'impertinence...
Ces expressions reflètent souvent le point de vue et ressenti de l'adulte plus qu'elles n’expliquent le comportement factuel de l'enfant. L'enfant étant considéré comme devant se soumettre, toutes les paroles ou actions allant à l'encontre de ce souhait de l'adulte et de son exécution immédiate seront interprétées comme un obstacle, une confrontation voire une rébellion. Une lutte de pouvoir sera alors parfois engagée. Ceci est particulièrement vrai pour les enfants hypersensibles, fort 'éveillés' et/ou n'ayant pas l'habitude d'une éducation autoritariste. Les enfants plus passifs, calmes et/ou craintifs auront plus tendance à se soumettre à ces attitudes. Cela pourrait dès lors donner une fausse impression de compétence, de justice et d''ordre rétabli' aux adultes concernés.
---> L'enfant 'roi/qui fait ce qu'il veut de toi': exemple typique prononcé en général par des adultes qui tiennent eux-mêmes pour acquis leur privilège et place en haut d'une pyramide imagée.
---> L'enfant qui fait des 'caprices': un caprice n'a aucun fondement ni aucune réalité scientifique. C'est simplement le comportement (traverse une difficulté à réguler une émotion par exemple), besoin ou souhait d'un enfant qui n'est pas compris et/ou pas accepté par l'adulte. Il est souvent pertinent de se demander dans quelle mesure nos propres envies d'adultes pourraient être interprétées par d'autres comme des caprices (aux conséquences souvent plus importantes). Ce que l'adulte peut dès lors percevoir comme une demande injustifiée est parfois simplement une tentative maladroite pour l'enfant de s'adapter à une situation trop complexe pour lui ou un souhait de prendre un peu d'autonomie.
- L'adultomorphisme désigne cette posture chez certains adultes, à interpréter les comportements des jeunes enfants comme s'ils étaient des adultes miniatures, donc comme s'ils avaient un cerveau adulte avec des pensées, un raisonnement et des intentions d'adultes. Cette tendance peut s'exercer de manière consciente ou inconsciente.
Exemples :
- un nourrisson serait affublé du trait de manipulateur quand il s'arrête de pleurer à peine pris à bras ;
- un enfant qui sourit après avoir été grondé ne se moque pas et ne fait pas nécessairement preuve d'impertinence.
- Alloparents : individus gravitant de près ou de loin autour des enfants et des parents biologiques pouvant potentiellement* soutenir, soigner et accompagner la famille en lui apportant sécurité et bien-être psychomoteur (ex.: voisin, pédiatre, tante, instituteur, amie, directrice d'école, frère, ...). C'est en sommes ce que beaucoup nomment actuellement le 'village'.
*Nous insistons sur la notion de 'potentiellement' car, malheureusement, les attitudes adultistes et les VDEO liées restent majoritaires1 (statistiques pour la France). Il en ressort donc que les (allo)parents peuvent parfois ressentir de la honte et un jugement en collectivité et/ou au contact d'autres individus. Nos croyances liées à ce rapport vertical (adultiste) que nous avons internalisé face à l'enfant où celui-ci DOIT obéir explique ce poids social. Nous avons été élevés, dans nos sociétés occidentales, avec cette croyance que les adultes sont plus capables que les jeunes, et donc qu'ils ont le droit ou même le devoir de décider pour les enfants sans leur accord. Donc, si cela ne se passe pas ainsi, si l’enfant n’est pas soumis, nous pouvons avoir la sensation de na pas avoir été à la hauteur. A cela s'ajoutent l'influence de nos idéaux exigeants ou autres distorsions cognitives. Même si nous savons pertinemment que nous avons été à la hauteur, sachant que les autres n'en pensent pas de même et qu'il y a chez certains individus une forme plus ou moins importante d'anxiété sociale, nous sommes plus ou moins influencés et/ou sensibles au jugement et regard d'autrui.
- B.A.B.I. : tempérament identifié par le pédiatre Sears qui englobe les bébés (on parle pour les enfant de E.A.B.I.) ayant certains traits définis. Ces bébés (sauf quand des causes somatiques sont à l'origine de ces caractéristiques) s'apaisent en général 2 en grandissant mais resteront malgré tout le plus souvent des EABI, avec une tonicité, un éveil et une sensibilité fortement développée. Toutes choses égales par ailleurs, cela est donc certainement plus complexe et 'sportif' d'éduquer de tels enfants.
- Parentalité durable : Les paramètres économiques (gestion budgétaire, sécurité et situation financière de la famille), sociaux (bien-être, soutien, communication et échange d'information, liens sociaux, ...) et du respect des ressources naturelles sont pris en compte pour tendre vers un épanouissement familial le plus pérenne possible.
- Nous définissons la parentalité éclairée comme un accompagnement des enfants vers l'intégration de comportements individuellement et socialement adéquats (inclus le respect pour l’environnement) afin de vivre leur enfance de manière épanouie en prenant en compte à la fois leurs besoins au regard de leur développement psychomoteur et ceux de leur famille.
Nous sensibilisons donc à un style parental qui va poser un cadre sécurisant et adapté à chaque situation, en reconnaissant l'enfant dans sa globalité physiologique et psychologique (ses capacités, besoins, ...), ses droits et en prenant aussi en compte, et c'est primordial, la situation des (allo)parents.
- La parentalité proximale est une approche (inconsciente car innée chez la majorité des humains) qui a comme objectif de forger un attachement fort et sécurisant entre parent(s) et enfant(s). De nombreuses études ont démontré que répondre aux besoins de connexion de l’enfant était favorable à sa santé physique et mentale. De plus, grâce aux hormones libérées, ces connexions et proximités favorisent aussi le bien-être des parents. Malheureusement dans nos sociétés industrialisées, l'autonomisation du bébé/bambin semble être un but à atteindre au plus tôt, avec, comme corolaire, de nombreuses souffrances et problèmes de santé pour les (allo)parents.
1. A ce propos il semble évident qu'il n'est pas logique d'incriminer les nouvelles formes éducatives aux maux de nos sociétés vu que l'éducation éclairée reste très largement minoritaire.
2. Parmi ces BABI, ils sont nombreux à être diagnostiqués ou à avoir des traits TDAH, TSA ou HPI/E par exemple.
