Parentalité éclairée pour une société épanouie
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Le sommeil partagé, une mauvaise habitude ?

"Il n’y a pas d’âge limite auquel l’enfant doit cesser de dormir avec son ou ses parents, il n’existe pas de règle universelle. Cela est très variable d’un enfant à l’autre et surtout d’une famille à l’autre. Vers l’âge de 6 ou 7 ans, l’enfant acquière bien souvent une volonté inédite d’autonomie et d’espace personnel. À ce moment, s'il n’est pas trop anxieux, il peut manifester spontanément son envie de dormir dans sa chambre." Héloïse Junier, qui a d'ailleurs écrit un livre au titre éloquent : Le sommeil du jeune enfant: Pour les parents qui ne font pas leurs nuits - De 0 à 6 ans.

"Nous devons nous reconnecter à nos intuitions parentales pour le futur de nos bébés, notre propre santé et la santé du monde entier."@nurture_neuroscience_parenting

Un message fort et empli d'ambition comme nous les aimons... Il est en effet important de ne plus écouter les conseils qui vont à l'encontre de nos instincts de proximité destinés à protéger et à accompagner nos bébés et jeunes enfants. Malgré que certains (allo)parents aient des attentes non adéquates par rapport au développement de l'enfant et à ses capacités de bébés/bambins, la parentalité proximale est favorable à la santé de notre humanité toute entière.

Nous manquons malheureusement encore trop d'appui social et de partages de connaissances pour élever et répondre aux enfants comme il est important de le faire pour leur assurer une solide santé, sans nous faire violence à nous, les parents (car c'est épuisant de répondre aux besoins d'une vie nouvelle).

Or, leur besoin de contact est immense, logique et essentiel à un bon développement psychomoteur. Et ce développement harmonieux c'est pourtant ce que chaque (allo)parent souhaite pour son enfant.

En outre, ce besoin de contact (au niveau du sommeil ou ailleurs) est souvent corrélé à une santé améliorée aussi pour les parents. Ceci est lié à la production d'hormones1 de bien-être/d’endormissement accrues, à la diminution du stress, et à moins de mouvement et de réveils; tout cela menant à un meilleur sommeil pour tout le monde. La nature est bien faite, elle a prévu une synergie biologique pour synchroniser nos cycles de sommeil. Lutter contre cela est donc délétère, tant pour l'enfant que pour la santé des parents.

1. Ocytocine, mélatonine, prolactine (en cas d'allaitement) et endorphine, couplée à une chute du cortisol.

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